Rapport de la Commission Robillard - L'AQINAC appuie les propos du ministre Paradis :

26 novembre 2014

Rapport de la Commission Robillard - L’AQINAC appuie les propos du ministre Paradis: «Le monde agricole est déjà passé à la caisse»

St-Hyacinthe, le 25 novembre 2014 – À la lumière de la proposition émise par la Commission de révision permanente des programmes (CRPP) qui suggère l’abolition du programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA), l’Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière (AQINAC) questionne sérieusement le niveau de compréhension du comité à l’égard du secteur agricole québécois et l’invite à plus de prudence.

Invitant les membres du Comité à s’inspirer des déclarations du ministre Pierre Paradis, qui a rappelé hier que « le monde agricole était déjà passé à la caisse », l’AQINAC insiste sur le fait que plusieurs mesures de restructuration de l’ASRA ont été déployées depuis les rapports St-Pierre et Pronovost.

Une vision caricaturale du secteur agricole québécois

L’AQINAC se dit également déçue de la vision caricaturale du secteur agricole québécois mise de l’avant par la Commission Robillard. Pis encore, le rapport ne rend pas justice aux nombreuses initiatives prises récemment par le milieu agricole afin de favoriser son développement, ses retombées économiques et son rayonnement à l’international.

Une industrie en effervescence : 1 G$ en investissement

À titre d’exemple, l’ensemble des partenaires de la filière porcine ont entamé un virage majeur au cours de la dernière année, en se dotant d’un plan stratégique prévoyant notamment des investissements privés d’un milliard de dollars sur 10 ans et la création de près de 2000 nouveaux emplois.

Dans le même esprit, conscients de l’état précaire des finances publiques, les partenaires du secteur porcin ont tenu à faire leur part lors de l’élaboration de leur plan stratégique. Ainsi, aucun argent supplémentaire n’a été demandé au gouvernement du Québec.

Tel que l’a rapporté en entrevue hier le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, Pierre Paradis, le secteur agricole a besoin « qu’on lui envoie les bons signaux, un environnement stable de cinq à dix ans ». C’est par la mise en place d’un cadre financier stable et prévisible, nécessaire au déploiement des investissements privés, que cela peut se faire. Dans ce contexte, s’engager dans une nouvelle refonte du programme de l’ASRA serait une bien mauvaise idée, alors que les partenaires de l’industrie travaillent d’arrache-pied à développer de nouveaux marchés. En effet, alors que la demande mondiale en porc augmentera considérablement au cours des prochaines années, le Québec, qui détient 8% des exportations mondiales porcines, aura une chance unique de se positionner sur l’échiquier mondial.

Le secteur porcin en quelques chiffres

Rappelons qu’au Québec, la filière porcine emploie 24 000 personnes et représente 3 milliards de dollars en retombées économiques sur le PIB du Québec. De plus, pour chaque 100 millions de dollars investis, la valeur ajoutée au PIB du Québec est de 68 millions de dollars et de 11 millions de dollars en revenus gouvernementaux.

À propos de l'AQINAC

Fondée en 1963, l’AQINAC regroupe plus de 230 membres, principalement des fabricants d’alimentation animale et/ou des négociants en céréales. Elle a pour mission d’être le leader dans la défense et la promotion du secteur de la nutrition et de la production animale, tout en contribuant au développement d’une industrie agroalimentaire moderne et durable.

Renseignements:

Marie-Claude Durand
Agente aux communications et aux événements, AQINAC
Téléphone : 450 799-2440 Cellulaire : 450-513-3598
Courriel : marie-claude.durand@aqinac.com