L’industrie de la fabrication des aliments pour animaux et volailles est relativement jeune au Québec, en ce qui concerne les meuneries locales. Ce serait autour de 1937 que serait apparu un premier meunier oeuvrant à transformer les grains produits à la ferme, et ce, en y ajoutant parfois certains produits tels que de la farine de viande,
de son, des os moulus, etc.
Puis au début des années ’50 est arrivée la mise en marché des premiers suppléments pour fabriquer des moulées balancées, jusqu’alors manufacturées par ce qu’on appelait à l’époque des « super meuneries », soit les multinationales.
La décade suivante, soit dès 1960, le meunier local s’est vu reconnaître comme « professionnel ». Il y eut alors une prise réelle de conscience de l’importance du meunier. Sa contribution à l’agriculture en fut la cause. Qu’on se rappelle seulement le rôle que les meuniers et distributeurs ont joué dans l’expansion des secteurs avicole et porcin, entre autres, pour en arriver à l’autosuffisance.
Dès 1961, les meuniers ont senti le besoin de s’unir pour défendre les intérêts des fabricants dans l’Est du pays. Ce premier regroupement s’appelait alors : Association pour l’expansion et la protection de l’industrie agricole dans l’Est du Canada inc.
Mais voilà qu’en 1963, le conseil exécutif, alors présidé par M. André Breton, a obtenu l’appui de tous les membres pour changer la raison sociale de l’organisme, devenu alors l’Association professionnelle des meuniers du Québec, la dénomination à l’origine de l’organisme d’aujourd’hui.
Au cours de cette décennie sont arrivées de nouvelles textures dans les moulées complètes en provenance des « super meuneries ». Les équipements nécessaires pour les produire étant tellement coûteux que seules les multinationales pouvaient justifier ces investissements.
C’est au début des années ’70 que certaines meuneries locales, qui avaient pris de l’importance, ont pu se doter de ces équipements sophistiqués tels que machine à cubes, équipements pour floconner les grains, etc.
Alors que l’industrie vivait un virage technologique important et que les meuniers eux-mêmes orientaient et activaient cette évolution, c’est vers les années ’75 qu’on a vu apparaître au Québec les premières moulanges à la ferme.
Dans un premier temps, les propriétaires de moulanges s’étaient fait vendre l’idée par les fabricants de prémélanges et d’équipements, de fabriquer eux-mêmes leurs moulées à partir de soya au lieu de sous-produits utilisés en meuneries.

Aujourd’hui, à la lumière des expériences vécues, les producteurs attachent beaucoup plus d’importance aux performances économiques et zootechniques. Conséquemment, plusieurs d’entre eux font à nouveau confiance aux meuniers, et y sont retournés pour leurs approvisionnements et les services.
En 1988, l’Association professionnelle des meuniers du Québec a célébré comme il se doit 25 années d’activités professionnelles. L’implication, au fil des ans, des pionniers de la première heure et de ceux qui se sont joints par la suite a fait en sorte qu’aujourd’hui, l’Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière est considérée comme un intervenant incontournable des secteurs agricole et agroalimentaire québécois, voire un joueur clé.
Créée, donc, en 1963 sous le nom d’Association professionnelle des meuniers du Québec, l’Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière (AQINAC) représente aujourd’hui l’ensemble de l’industrie de nutrition animale et céréalière du Québec. Rassemblant près de 200 membres, l’AQINAC est un partenaire de premier ordre qui travaille activement, entre autres, à promouvoir et à introduire de meilleures pratiques de production, d’agroenvironnement et de cohabitation sociale au sein des entreprises agricoles et agroalimentaires.